Projets institutionnels - Sénégal 2026

Soutien des Communes du Canton de Genève

SECURISATION SANITAIRE URGENTE D’ACCES A L’EAU POTABLE A NIOMOUNE

SECURISATION SANITAIRE URGENTE D’ACCES A L’EAU POTABLE A NIOMOUNE

Fiche individuelle : sn26-1                                         Montants en CHF
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Niomoune – Ethnie diola de Casamance au Sénégal
Bénéficiaires : 1’000 villageois dont le groupe d’entraide de 155 femmes et les 215 élèves
Réalisation terrain : Ushagram Suisse au Sénégal (implication directe)
Contact : Jacques Albohair – directeur Ushagram Suisse


ACCES A L’EAU POTABLE, SANTÉ, EDUCATION

83.- par villageois 
83’163.- pour tout le projet, réparti en plusieurs modules

3 axes : accès à l’eau, éducation et santé

Période de réalisation de 3 à 6 mois 
selon réception des fonds, montants et saison, exercice 2026

Budget avec frais au pro rata (arrondi).
1) réhabilitation d’un réservoir d’eau potable : 18’570 Fr
2) réhabilitation de deux réservoirs d’eau utilitaire : 17’810 chacun
3) rénovation des cases de santé : 17’840 Fr
4) réfection de l’école primaire / secondaire : 14’120 Fr.

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Résumé

Contexte national. Le Sénégal, grand comme 4,7 fois la Suisse, a une population de 18 millions d’habitants dont 50% en zone rurale, 60% de moins de 20 ans, 40% de jeunes citadins au chômage, 69% d’enfants scolarisés, 37% sous le seuil de pauvreté. Pays parmi les plus stables d’Afrique, 21e économie africaine sur 54, 4e de la sous-région, l’inflation annuelle est de 6 à 10%. Malgré ses 3,7% de croissance, la population s’appauvrit. 170e sur 191 en indice de dévelop-pement humain, sans assurance maladie et système de retraite sauf pour une minorité, 75% de ses jeunes (env. 8 M.) souhaitent le quitter, par n’importe quel moyen. Officiellement 40’000 personnes par an tentent l’immigration illégale en Europe par pirogue et 15% d’entre eux périssent en chemin. Selon les experts du terrain, les chiffres réels seraient deux fois plus élevés. Traversé et occupé par des migrants, selon le HCR, il y aurait jusqu’à 7 millions de déplacés dans la sous-région. Un million d’immigrés y vivent en permanence. 58% de la population active travaille dans l’agriculture et 17% dans la pêche, ces deux participant pour 15% du PIB. La pêche, à 80% artisanale, souffre sévèrement du pillage industriel de grands pays et de la corruption. 75% des apports en protéine de la population provient du poisson.

Contexte régional. La Casamance, région enclavée sous la Gambie coupant le pays en deux, souffre toujours des répercussions de l’insurrection des années 80. Désormais pacifiée, malgré divers programmes régionaux, les services de l’Etat sont moins présents, ses infrastructures en mauvais état, le niveau de vie inférieur et le coût de la vie, supérieur. Elle bénéficie d’une pluviométrie abondante. La région de l’estuaire en particulier est constituée d’une multitude de chenaux d’eau salée tortueux soumis aux marées comme le fleuve. Des zones de terre immenses sont morcelées en îles. Des villages insulaires totalement enclavés y existent depuis toujours, accessibles uniquement en pirogue. Mais ces terres se sont salinisées avec le temps – 600’000 ha en Casamance – rendant l’obtention d’eau douce, essentielle à l’existence humaine, une gageure et une lutte quotidienne. La nappe phréatique peu profonde est salinisée et le réseau gravitaire n’atteint pas de nombreux villages, affectant l’existence d’environ 8’000 personnes.

Population cible et sociologie du besoin. Les 1’000 villageois du village insulaire de Niomoune sont en situation d’urgence. Ils survivent sans accès à l’eau douce / potable. Leur dernier réservoir fonctionnel de collecte d’eau de pluie d’environ 440 m3 de capacité ne retient plus l’eau depuis 2023. Initialement au nombre de cinq, ceux-ci permettaient de collecter et stocker l’eau de pluie afin d’assurer environ 15-20 litres d’eau par personne par jour pendant les sept mois de saison sèche. Le réseau s’arrête à des kilomètres et sa pression est insuffisante. Les puits sont salinisés. Les villageois sont réduits à creuser à la main des trous individuels d’un mètre dans les rizières pour écoper un peu d’eau s’infiltrant au cours des heures. Les besoins sont urgents et vitaux, tant pour la consommation d’eau potable, que pour la cuisine, comme pour l’hygiène (également dans leur infirmerie et maternité), que pour la culture maraîchère.

Réalisation sur le terrain. Ushagram Suisse présent sur le terrain depuis 2025 par le biais de son directeur et de son membre de Comité sénégalais, responsables des projets, réaliseront directement les projets sur place par souci de bonne gouvernance et d’économie. Le Comité effectuera le suivi et inclura les comptes terrain dans l’audit de la fiduciaire genevoise soumis aux bailleurs de fonds.

Le projet 2026, orienté sur 3 axes, sécurité d’accès à l’eau potable, santé et éducation propose de : 1) réfectionner et étanchéifier au moins 1 (idéalement, 3) réservoirs de collecte et de stockage d’eau de pluie, 2) rénover la case de santé / maternité (fosse septique, sanitaires et électrification solaire), 3) rénover l’école (fenêtres et portes, sols, pupitres, électrification solaire).

Période de réalisation : toute l’année jusqu’à fin décembre 2026 – janvier 2027 selon arrivée des fonds.

Financement partiel du projet possible. 

Document programmatique complet avec budget détaillé et cadre logique : voir colonne de droite >>>

FICHE RESUMEE DU PROJET AVEC PHOTOS

Voir la liste des documents associatifs usuels à la page  “Documents”